Comprendre le troisième pilier suisse pour mieux préparer son avenir

Un chiffre ne ment pas : en Suisse, le troisième pilier représente la clé de voûte pour tous ceux qui ne veulent pas laisser leur retraite au hasard. Oubliez le mythe du système automatique et suffisant : bâtir un avenir serein passe par des choix, et le troisième pilier en fait partie.

Quelle est la structure du troisième pilier ?

Le dispositif repose sur deux axes distincts : la prévoyance liée (3a) et la prévoyance libre (3b). Le principe est simple : le pilier 3a permet de bénéficier d’avantages fiscaux appréciables, tandis que le 3b ne garantit un allègement que dans des cas bien définis. L’essentiel pour s’orienter dans les subtilités du système est rassemblé sur Pilier suisse : tout ce qu’il faut savoir s’y retrouve, des modalités de versement aux points de vigilance à ne pas négliger.

Prévoyance liée (3a)

Avec le pilier 3a, on s’engage pour le long terme. L’argent placé reste sous clé, sauf dans certains cas très spécifiques encadrés par la loi. Face à cette contrainte, un avantage de taille : chaque montant versé réduit le revenu imposable, jusqu’à une limite annuelle fixée par la législation.

Pour qui vise une retraite solide, les outils sont variés : compte prévoyance, assurance-vie, solutions bancaires dédiées. Chacun y trouve de quoi bâtir une épargne sur mesure, adaptée à ses priorités et à ses moyens.

Le pilier 3a : alléger la fiscalité, renforcer son avenir

Ouvrir un pilier 3a, c’est préparer sa retraite tout en réduisant ses impôts. Les sommes versées chaque année viennent directement diminuer le revenu fiscal, dans la limite du plafond autorisé. Mieux encore : les intérêts et plus-values générés échappent à l’impôt tant que l’épargne reste investie. Au moment de retirer le capital, l’imposition se fait à un taux particulier, plus doux que le barème habituel. Ce patrimoine n’est d’ailleurs pas pris en compte dans la fortune imposable pendant toute la durée du contrat.

Retraits et accès au capital

En règle générale, le capital du pilier 3a ne devient disponible que cinq ans avant l’âge légal de la retraite AVS, 65 ans pour un homme, 64 ans pour une femme. Certaines situations ouvrent cependant la porte à un retrait anticipé : changement de pays, création d’activité indépendante, achat d’une résidence principale. Et pour ceux qui souhaitent travailler plus longtemps, la possibilité existe de repousser le retrait et de continuer à cotiser, jusqu’à 70 ans pour les hommes et 69 ans pour les femmes.

Opter pour le troisième pilier, c’est prendre le parti d’agir au lieu d’attendre. C’est transformer la ligne d’horizon floue en trajectoire décidée. Se projeter et construire, c’est aussi cela, préparer sa liberté future.

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