Est-ce le moment d’investir en SCPI ?

Le dimanche 7 juin, Guy Marty, fondateur de pierrepapier.fr, avec Sonia Fendler, Altixia REIM et Frédéric Haven de Norma Capital, était en direct sur Sud Radio dans l’émission « Dare invest ». Au menu : Avons-nous encore à investir dans SCPI aujourd’hui ? Et si oui, comment les choisir ?

Plan de l'article

Guy Marty, commençons par une question simple : qu’est-ce qu’un SCPI ?

Guy Marty — Une SCPI est un groupe de personnes qui achètent ensemble — c’est-à-dire qu’elles sont associées — et chacune proportionnellement à sa part, un ensemble de bâtiments. Pour coordonner cet investissement, une société de gestion s’occupe des bâtiments, des locataires et des partenaires. C’est une définition simple…

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Thomas Binet — Sonia Fendler, la collecte de SCPI reste-t-elle normale malgré la crise ?

Sonia Fendler — Jusqu’à aujourd’hui, la collection se poursuit. Toutefois, il y a eu une certaine diminution au cours de la période de prescription. Parce que de nombreuses sociétés de gestion n’ont pas été entièrement numérisées. Donc, leurs clients ne pouvaient pas s’inscrire… Mais nous espérons que dans les mois à venir la collection reprendra sur des bases « normales »…

Thomas Binet — Frédéric Haven, êtes-vous aussi optimiste quant à l’avenir des investissements SCPI ?

Frederic Haven — Oui, totalement optimiste. SCPI est un placement stable. Contrairement aux actions dont les prix peuvent varier dans des proportions significatives. Dans un univers incertain, comme l’univers dans lequel nous opérons aujourd’hui, c’est un atout important. Et une qualité reconnue par SCPI. Il n’y a donc aucune raison de s’inquiéter de leur avenir.

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Thomas Binet — Donc on n’a pas besoin de poursuivre les arbitrages maintenant ?

Frédéric Haven — Non. Côté SCPI Il n’y a pas de goutte faite. Nous pouvons anticiper cela, mais pour le moment, cela reste hypothétique. En outre, SCPI peut jouer leur rôle en tant que valeur de refuge sûr. Et profitez d’une collection forte. Ce qui serait une autre raison de les garder…

Guy Marty — Sonia Fendler, dans quels cas est-il plus intéressant d’acheter un SCPI par le biais d’un contrat d’assurance-vie. Et vice versa ?

Sonia Fendler — Ce sont des montages du patrimoine complètement différents. En direct, vous avez l’avantage que vous pouvez vous abonner au crédit. Et la différence entre le taux d’intérêt et le rendement est intéressante. Vous avez également la possibilité d’utiliser la technique de décomposition. Par exemple, par seulement l’immobilier nu, votre investissement est moins cher. Dans l’assurance-vie, ces régimes patrimoniaux sont impossibles. Mais vous avez un autre avantage : la liquidité de votre investissement. Certes, votre performance dans ce cas est un peu plus faible, car il sera réduit le coût de la gestion des contrats. Ces deux options d’abonnement sont complémentaires. Le choix entre les deux dépend du statut patrimonial de l’abonné.

Thomas Binet — Frédéric Haven, vous investissez beaucoup dans les régions. Est-il plus sûr que d’investir en Ile-de-France dans le contexte actuel ?

Frédéric Haven — Ce qui est sûr, c’est la diversification. Pendant la crise, certaines régions ont souffert plus que d’autres. Notre objectif n’est donc pas particulièrement « la région », mais la diversification régionale. Nous investissons à Lille, Bordeaux, Nantes, qui sont des régions très dynamiques.

Thomas Binet — Sonia Fendler, certains de vos SCPI sont investis dans des actifs de trading. Différentes marques de vêtements (Camaïeu, La Halle, Naf, Paragraphe…) connaissent de grandes difficultés, certaines ont déjà fait faillite. Êtes-vous préoccupé par l’avenir de ce secteur ?

Sonia Fendler — Nous continuons convaincus que le commerce est un secteur de l’avenir. Cependant, il existe plusieurs types d’actifs commerciaux. Ceux-ci comprennent les « pieds de construction » (qui comprennent les boulangeries, les pharmacies, les magasins locaux au sens large), les petits parcs de détail à taille humaine et jusqu’aux grands centres commerciaux. Et il y a en effet des activités, en particulier des vêtements, qui souffrent plus que d’autres. D’où l’importance d’être sélectif dans ses investissements. Nous sommes toujours positifs sur le commerce de proximité. La crise sanitaire a apporté son attrait au goût du jour. Cependant, les grands centres commerciaux peuvent en souffrir. Toutefois, ces derniers sont encore loués par les grands investisseurs, comme en témoignent les transactions majeures récentes. Mais la sélectivité reste importante. Ce qui importe, c’est l’emplacement, l’emplacement et la qualité du locataire.

Guy Marty — Frédéric Haven, vous accordez une grande importance à la dimension socialement utile et durable de vos investissements. Quels changements cela pour les titulaires de police de l’IPAC ?

Frédéric Haven — L’un des sujets les plus importants pour l’avenir de l’investissement est son utilité. Au-delà du produit et au-delà du risque. L’utilité est un élément essentiel. Elle nous donne l’occasion de « prêter attention » à ce qui nous entoure, à l’environnement, à l’homogénéité sociale d’un pays. Et pour nous, c’est à la fois un engagement de conviction et l’avenir.

Thomas Binet — Guy, j’ai une petite question à laquelle je voudrais votre réponse en tant qu’expert et fondateur de pierrepapier.fr. Ou vaut-il mieux attendre, observer l’évolution de la situation, avant de se positionner ?

Guy Marty — On ne peut jamais dire à l’avance si c’est le bon moment… Alors, comment le faire ? En fait, sur le marché boursier, comme nous le savons, la seule façon de gagner de l’argent est d’acheter chaque mois. Parce que si les stocks montent, vous achetez moins. S’ils automne, nous achetons plus. C’est ce qu’il faut faire. Et le miracle de SCPI est qu’il permet de le faire avec l’immobilier. Ensuite, vous pouvez commencer un plan de paiement mensuel maintenant. Ou maintenez celui auquel vous avez déjà souscrit. Si la crise que certains craignent de l’immobilier se produit, vous aurez bénéficié pendant un certain temps des achats dans les meilleures conditions. Et si cela ne se produit pas, eh bien, vous avez investi dans l’immobilier, à long terme, en fractionnant votre investissement, de sorte que votre risque.

Thomas Binet — Sonia Fendler, votre avis sur la question ?

Sonia Fendler — Avec des paiements mensuels, je rejoins pleinement Guy Marty. En ce qui concerne la possibilité d’un « cash » et d’une prise de contrôle immédiate, la qualité du SCPI est importante. Small SCPI aura la possibilité de faire des acquisitions dans de bonnes conditions de performance sur un marché dégradé. Nous devons également prendre en compte ce qui sera le report appelé. En d’autres termes, les réserves, qui peuvent être utilisées pour augmenter le rendement dans les années à venir. D’autres indicateurs sont également en ligne. Le niveau de diversification, en particulier. Ce principe s’applique également aux souscripteurs. Ils ont également intérêt à se positionner sur différents SCPI pour diversifier leurs risques. Mais sur le fonds, je reste convaincu que l’immobilier est un avantage tangible sur lequel il est logique d’investir aujourd’hui.

Thomas Binet — Frédéric Haven, si vous voulez investir dans SCPI aujourd’hui, quel montant minimum faut-il ? Et quel rendement peut-on s’attendre ?

Frédéric Haven — Sur nos deux SCPI, le « billet d’entrée » est de 1.000 euros (5 actions à 200€) ou 5 000 euros (5 actions sur 1 000€). Le rendement est indépendant du montant investi. La chose la plus importante, comme l’a dit Guy Marty, est la forme de l’investissement. Le paiement régulier est un technique à recommander. Cependant, il est nécessaire de se pencher sur le niveau de l’endettement de l’IPC. Si cette valeur est trop élevée et que les actifs sous-jacents subissent des baisses importantes de valorisation, cela peut être problématique…

Thomas Binet — Sonia Fendler, un dernier conseil aux souscripteurs potentiels de l’IPC ?

Sonia Fendler — SCPI reste un produit complexe. Même s’il s’agit de l’un des produits d’épargne les plus transparents. Mon conseil est donc de contacter un gestionnaire d’actifs. Qui sera en mesure de faire une évaluation objective de la qualité de SCPI dans laquelle les déposants prévoient d’investir…

Thomas Binet est l’hôte de l’émission « Dare invest » sur Sud Radio, diffusée tous les dimanches matin à 9h42.

Sonia Fendler est présidente d’Altixia REIM, une société de gestion immobilière fondée en 2015. stocks en suspens. En mars 2019, elle a lancé deux SCPI innovantes. Un avec des frais d’abonnement moins élevés. L’autre avec une politique de distribution mensuelle. Leur capitalisation totale s’élève à environ 60 millions d’euros.

Frédéric Haven est le président de Norma Capital. Norma Capital est une société de gestion fondée en 2015, avec Norma Capital gérant plus de 600 millions d’euros. Elle gère plusieurs SCPI, dont l’un acquiert des bâtiments dans lesquels les locataires effectuent des activités socialement utiles, y compris la santé et l’éducation.

 

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