Rien ne ressemble moins à un premier pas vers l’épargne qu’une jungle d’offres bancaires, de frais en hausse et de tableaux illisibles. Pourtant, choisir le bon compte, c’est la condition sine qua non pour se donner une chance d’économiser avec sérénité. Face à la profusion d’options, compte courant, compte épargne, compte individuel ou joint, il faut savoir faire le tri et comprendre ce que chaque formule implique, pour ne pas laisser filer son argent dans une banque qui ne vous ressemble pas.
Pour s’y retrouver, il peut être utile de passer par un comparateur bancaire et d’examiner de près les différentes solutions proposées par les établissements.
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Les différents comptes bancaires selon leur utilisation
Le compte courant

Impossible de fonctionner sans compte courant, c’est la base, le point de départ. Il sert à percevoir un salaire, toucher une pension, régler ses factures, effectuer des virements ou des paiements. En général, la banque fournit une carte bancaire et, parfois, un chéquier. Certaines personnes choisissent même de se passer de carte, mais cela reste marginal. On le trouve aussi sous le nom de “compte de dépôt” ou de “check account”.
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À l’ouverture, le client signe une convention précisant les règles du jeu : dépôts, retraits, fonctionnement des moyens de paiement. Grâce à la généralisation des démarches en ligne, ouvrir un compte ne prend plus que quelques minutes, et la gestion quotidienne se fait désormais sur ordinateur ou mobile. Ajouter un bénéficiaire, réaliser un virement, suivre ses dépenses : tout cela se pilote à distance, sans devoir passer en agence.
Le compte courant n’impose aucune contrainte : le client peut le clôturer à tout moment, sans justification particulière.
Comment choisir sa banque ?
Ces dernières années, les frais bancaires classiques n’ont cessé d’augmenter, grignotant le budget de nombreux ménages. Frais de tenue de compte, commissions d’intervention, incidents de paiement : la note grimpe vite, même si certains plafonds existent. À ce jeu, seules les banques en ligne tirent leur épingle du jeu, proposant des comptes gratuits et des conditions bien plus souples que les établissements traditionnels.
| Banque | Carte Classique | Carte Premium | Avantages | |
|---|---|---|---|---|
| Hello One | GRATUIT sans conditions de revenus Hello Prime 5€/mois (à partir de 1000€ de revenus) |
– Filiale BNP Paribas – Accès aux agences BNP – Toutes les offres BNP disponibles – Frais à l’étranger gratuits avec Hello Prime |
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| MasterCard | GRATUIT sans conditions 1 transaction/mois sinon 2€/mois MasterCard Premium 7,99€/mois |
– Banque Orange – Aucuns frais à l’étranger avec Premium |
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| MasterCard | GRATUIT MasterCard Gold Sans condition GRATUIT à partir de 1200€ de dépenses/mois |
– Dépenses à l’étranger sans frais avec la Gold – Pas de condition d’utilisation de la carte |
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Pour comparer, voici ce que proposent les banques traditionnelles :
| Tarif Carte Bancaire | Frais de Compte | Nombre d’Agences | ||
|---|---|---|---|---|
| Visa classique : 45€ Visa Premier : 135€/an |
24€/an | 2 246 | ► VOIR L’OFFRE | |
| Visa classique : 45€ Visa Premier : 134€/an |
28€/an | 400 | ► VOIR L’OFFRE | |
| Visa classique : 44,50€ Visa Premier : 134€/an |
30€/an | 1 900 | ► L’OFFRE | |
| 8 | Visa classique : 45€ Visa Premier : 142,80€/an |
1€/an | 800 | ► VOIR L’OFFRE |
Le compte épargne
Le compte épargne, aussi appelé livret, se destine à ceux qui veulent mettre de côté sans pour autant immobiliser leur argent. On y trouve les livrets réglementés, comme le Livret A, le livret Jeune ou le LDDS, tous défiscalisés et encadrés par l’État. Certaines banques proposent aussi des livrets non réglementés, dont le taux est fixé librement et dont les intérêts sont imposables.
Avec un livret, l’argent reste disponible à tout moment. Il n’est pas relié à une carte ou à un chéquier, mais permet de faire fructifier ses économies sans contrainte. Impossible de se retrouver à découvert sur ce type de compte : on ne peut dépenser que ce qui s’y trouve.
Le compte à terme

Le compte à terme s’adresse à ceux qui acceptent de bloquer leur épargne pendant une période déterminée, en échange d’un taux d’intérêt souvent supérieur à celui d’un livret classique. Plus l’argent reste longtemps placé, plus le rendement grimpe. Certains comptes à terme proposent même un taux progressif qui augmente au fil du temps. Attention tout de même : en cas de retrait anticipé, la banque applique généralement une pénalité.
Le compte-titres
Le compte-titres, c’est la porte d’entrée vers la bourse et l’investissement financier. Il sert exclusivement à acheter et conserver des actions, obligations, parts de fonds ou ETF. Impossible de s’en servir pour ses dépenses du quotidien : il s’adresse à ceux qui souhaitent diversifier, prendre des risques et espérer des gains plus élevés.
Le nombre de titulaires : individuel, joint ou indivis
Le choix du compte dépend aussi du nombre de personnes qui en détiennent les droits. Plusieurs configurations existent, chacune avec ses spécificités.
Le compte individuel
Le compte individuel reste le plus répandu. Une seule personne en a la maîtrise totale : virements, paiements, retraits… tout passe par elle. Personne ne peut intervenir sans procuration explicite.
Il existe cependant des configurations particulières, notamment lorsque le titulaire est mineur, sous curatelle ou tutelle. Par exemple, jusqu’à 16 ans, les parents gèrent le compte de leur enfant mais doivent utiliser l’argent uniquement dans l’intérêt du mineur. Passé cet âge, les parents n’ont plus ce droit. Pour les majeurs protégés, la gestion dépend du régime de protection, et seul le curateur ou le tuteur, selon les cas, peut agir sur le compte.
Le compte joint
Le compte joint facilite la gestion des finances à plusieurs, souvent pour les couples, mariés ou non,, mais aussi pour des amis, des frères et sœurs ou des colocataires. Rien n’empêche d’ouvrir ce type de compte à plus de deux personnes.
Voici quelques exemples de formules proposées par les banques en ligne pour les comptes joints :
| Banque | Deux Cartes Classiques | Cartes Haut de Gamme | Frais de Compte | |
|---|---|---|---|---|
(voir l’offre) |
Deux cartes Visa Classic : Gratuit sans conditions de revenus Gratuit à partir de 2 000€ de revenus/mois |
Gratuit à partir de 3 600€/mois | Deux Visa Premier : Gratuit | ► CHECK L’OFFRE |
| Deux cartes Visa Classic : 4€/mois | Deux cartes Visa Premier : 8€/mois sans conditions de revenus | Gratuit si revenus suffisants | ► VOIR L’OFFRE | |
(voir l’offre) |
Gratuit à partir de 2 000€/mois Deux cartes Visa Classic |
Gratuit à partir de 2 400€/mois | Deux Visa Premier : Gratuit | ► VUE L’OFFRE |
(voir liste) |
Gratuit à partir de 2 400€/mois Deux cartes MasterCard |
Gratuit à partir de 2 700€/mois | Deux MasterCard Gold : Gratuit | ► VÉRIFIER L’OFFRE |
| Les deux titulaires doivent détenir un compte individuel Boursorama pour ouvrir un compte joint. Les conditions sont consultables dans l’espace client. |
► VOIR L’OFFRE | |||
| Visa Classic : 44,50€ (-50% sur la deuxième, soit 66,75€ pour deux) | Revenus sans conditions : 134€/an ou 201€/an pour Visa Premier (-50% sur la deuxième) | Gratuit pour la deuxième carte | ► VOIR L’OFFRE |
Avec un compte joint, chaque titulaire dispose de sa propre carte bancaire. Chacun peut effectuer des opérations sans demander l’accord des autres. Mais attention : en cas de découvert ou d’incident, tous les cotitulaires sont responsables. Une interdiction bancaire touche alors toutes les personnes liées au compte, même pour leurs comptes individuels ailleurs.
Pour fermer un compte joint, il faut l’accord de tous les titulaires. Si le consensus n’est pas trouvé, la banque transforme le compte en compte indivis.
Le compte indivis
Le compte indivis, lui, impose la signature de tous les titulaires pour chaque opération, même pour retirer une somme modique. C’est la solution choisie quand une succession doit être gérée collectivement, ou lorsqu’un compte joint est dissous faute d’entente. Peu souple au quotidien, il reste un outil utile dans certaines situations bien précises.
Ouvrir le bon compte, c’est poser la première pierre d’une épargne qui ne se laisse pas grignoter par les frais ou les mauvaises surprises. À chacun de tracer sa route, entre autonomie, partage et perspectives de rendement. Un choix qui, au-delà des chiffres, engage la manière dont on veut faire fructifier son argent et, surtout, construire l’avenir.

